Dans le secondaire

  • Projet éducatif

     

    Parler de projet éducatif, c’est parler des valeurs, des choix de société, des références qui orientent nos actes quotidiens.

    Quelles valeurs, quels objectifs privilégier lorsque l’on éduque à l’école ? L’école doit rendre chacun confiant en ses potentialités. Elle doit viser au développement de la personne dans toutes ses dimensions.

    Elle doit offrir un soutien privilégié à ceux qui en ont le plus besoin.
    Elle doit éduquer à la citoyenneté responsable : susciter et/ou renforcer la capacité de s’engager dans la société.
    L’école veut, enfin, assurer le développement nécessaire à l’insertion socio-professionnelle de chacun.

    Parler de « Projet éducatif », c’est aussi parler d’une conduite de vie.

    Nous avons rassemblé l’essentiel du projet éducatif en sept objectifs à poursuivre :

    1. Eduquer en enseignant. Faire oeuvre d’évangile en éduquant

    Dire l’école chrétienne, c’est affirmer que, comme l’Evangile, elle invite à un plus être. L’école chrétienne affirme des valeurs, des exigences et laisse à chacun la liberté de sa réponse. L’Evangile ne s’impose pas mais il interpelle.

    2. Donner confiance en soi, aux autres.

    Réussir évoque l’épanouissement, le bonheur, l’harmonie. Si la famille est le premier guide, le rôle de l ‘école secondaire est d’aider le jeune à se développer, se contrôler. L’élève est un tout appelé à devenir équilibré, confiant en soi tout en étant capable de solidarité.

    3. Efficacité et gratuité, rigueur et sensibilité.

    Plus on est efficace, plus on a le temps de la gratuité. Plus on est sensible, plus on a envie de bien faire, d’être rigoureux. La complémentarité de ces quatre qualités, plus que leur opposition, augmente la qualité de la vie. Cultiver le sens de l’effort et de la recherche, inculquer le sens de la gratuité sont des démarches vitales !

    4. Une personne unique, ouverte aux autres.

    Si chaque être humain est unique, le droit à la différence coule de source. Cela implique : tolérance, respect, accueil, communication, dialogue, écoute, nécessité de faire le premier pas. Dans le groupe, chacun est quelqu’un, chacun a un visage.

    5. L’acteur de sa formation et de sa vie.

    Avec l’âge, le jeune doit pouvoir développer sa volonté d’agir. Enseignants et parents l’aident en l’invitant à trouver le sens de chaque activité scolaire. Ils le guident sans faire à sa place. L’objectif : viser à l’autonomie.

    6. Un citoyen responsable.

    En incitant le jeune à s’informer : l’inviter à lire la presse, à développer son esprit critique et son esprit de tolérance, lui ouvrir les yeux sur le monde.

    En l’incitant à participer à des actions : celles liées à la vie de l’école (Marche parrainée, Activités sportives, Interventions dans les homes, …) mais aussi hors école (Rapports Nord/sud, Droits de l’homme, Mouvements de Jeunesse, Conseil communal, …). L’école n’est pas la seule référence.

     

    7. Amener chaque jeune à avoir un avis personnel et nuancé.

    L’aider

    1. à percevoir la différence entre cet avis personnel et son besoin de s’affirmer lié à son adolescence. Lui apprendre à nuancer cet avis,
    2. à reconnaître les multiples influences de la société,
    3. à apporter « sa part », à éviter de simplement reproduire.

    Projet pédagogique

    La pédagogie relève de l’outil et de la méthode pour éduquer et pour enseigner.

    Nous voulons une pédagogie construite sur le sens, c’est-à-dire une pédagogie qui rappelle pourquoi on apprend et en quoi ce que l’on apprend aide à se former.

    Se former, le mot est omniprésent lorsqu’on parle de pédagogie. Se former, c’est acquérir des compétences et des savoirs mais c’est aussi développer les différents aspects de sa personnalité. En résumé, donner un sens à sa vie.

    Le projet pédagogique a pour objectif de former des jeunes au sens multiple de ce mot. Dans cette perspective, l’enseignant va former plutôt que sanctionner. Il tiendra compte de l’évolution, de l’effort accompli ou non par le jeune qui se forme. Il sait que toutes les expériences sont occasion de formation, que chacun se construit par essais et erreurs. Il invite donc les élèves à oser entreprendre, à essayer, à relever des défis, à se dépasser.

    Le souci primordial du projet pédagogique de notre établissement est celui de promouvoir la réussite du plus grand nombre sans leurre. Pour mesurer ses acquis et compétences, l’élève sera invité à se confronter aux critères de réussite, ceux-ci sont incontournables.

    Toutefois, nous sommes d’accord de chasser le culte de l’échec, utilisé comme preuve d’exigence. L’échec doit pouvoir s’expliquer à partir de critères objectifs, clairs et définis d’avance. C’est dans ces conditions qu’il peut être source de prise de conscience.

    Pour soutenir la démarche d’études de chacun, l’école, avec l’appui de la famille et de la société, doit mettre tout en oeuvre pour assurer une bonne orientation des élèves. Il s’agit de ne pas confondre « orientation » et « sélection ». Un élève orienté dans le respect de ses aptitudes pourra mieux faire face aux exigences de sa formation. Ces exigences préfigurent les réalités de sa vie professionnelle future. Y répondre devient un gage de son intégration sociale.

    Énonçons les huit objectifs choisis par priorité:

    1. Tendre à la pratique d’un métier collectif.

    L’équipe éducative doit se concerter pour favoriser le développement du jeune. Le projet d’établissement pourra déterminer les formes de travail collectif que les enseignants se donnent. On encouragera la formation continue de l’enseignant. Tous les adultes responsables veilleront à l’application des règlements propres à l’école. Une plus grande cohésion renforcera l’action éducative de notre école.

    2. Veiller à l’équilibre entre les consignes, les normes d’une part et l’expérimentation incluant le droit à l’erreur d’autre part.

    Le droit à l’erreur inhérent à tout apprentissage, n’exclut pas l’exigence et la rigueur scientifique, autre versant des apprentissages.

    3. Motiver l’élève en lui expliquant le pourquoi de la matière à étudier.

    Placer le cours dans une perspective plus globale : faire le lien avec la matière vue l’année précédente, avec d’autres matières, avec les perspectives des années suivantes.

    Partir des questions, des problèmes des élèves. Les mettre en rapport avec certaines préoccupations actuelles de la société qui les interpellent.

    4. Choisir des méthodes qui rendent l’élève acteur et l’invitent à intérioriser une matière.

    Utiliser des méthodes variées pour respecter à la fois le système d’apprentissage privilégié par chaque élève et l’inviter à en découvrir d’autres. Tenir compte aussi de la diversité des enseignants. Favoriser les méthodes coopératives.

    5. Ajouter à la recherche des résultats celle des compétences et vice versa.

    L’acquisition de savoirs est intimement liée à celui des compétences et réciproquement : «Si je suis compétent, j’acquiers plus et plus facilement des savoirs ».

    Connaître un cours, ce n’est pas seulement savoir son contenu, c’est aussi acquérir la capacité d’utiliser ce contenu. Ce qui peut servir de tremplin à l’acquisition de nouveaux savoirs et compétences.

    6. Face aux savoirs et compétences acquis ou à acquérir, développer le sens critique de l’élève.

    Montrer les différents points de vue et laisser plusieurs ouvertures. L’adulte guidera le jeune dans l’usage de son libre arbitre face aux diversités des théories.

    7. Participer à l’orientation de l’élève dans le respect de ses aptitudes pour qu’il puisse s’épanouir et s’intégrer dans la société.

    L’orientation reste une opération délicate qui ne doit pas se soumettre à l’élitisme de la société tout en évitant le minimalisme. Inviter l’élève tout au long de ses années d’études secondaires à développer un projet personnel tout en l’encourageant à se surpasser, à acquérir le sens de l’effort.

    8. Assurer la maîtrise de la langue française et développer le sentiment esthétique.

    Viser l’acquisition maximale du français selon les aptitudes de chacun. Éveiller au « beau ».

    Notre force : la tradition

    Tradition orale, tradition écrite, Bible et Coran, contes et comptines, Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, techniques artisanales transmises de père en fils, « la tradition », c’est, dans ce sens précis, un pan entier de notre culture, un socle solide sur lequel peuvent s’appuyer les générations à venir.

    Loin de porter un regard nostalgique sur un passé mythique, l’Institut Notre-Dame d’Arlon est fier de s’inscrire dans une tradition spirituelle, culturelle et scolaire.

    De religion catholique, fondée par des religieuses, notre école veut rester fidèle à l’esprit d’ouverture, de tolérance, de charité qui traverse tout l’Evangile.

    De culture occidentale, belge et européenne, notre école entend transmettre à ces élèves les notions fondamentales de démocratie et de citoyenneté : défense des libertés, mais aussi des responsabilités; défense des droits, mais aussi des devoirs.

    De pédagogie classique, notre école veut conserver aux savoirs, aux contenus, aux connaissances, une place de choix. Préparer dans l’exigence aux études supérieures et aux métiers futurs reste notre priorité.

    Notre atout : la modernité

    Etre moderne, c’est pour beaucoup adopter, sans recul et discernement, les attitudes et les comportements que dicte la « mode »… tout le monde ressemble à tout le monde et l’affirmation de sa personnalité relève de l’exploit, pour ceux qui la tentent.

    Refusant cette fuite en avant, notre école se veut résolument moderne, soucieuse de donner à nos élèves les capacités d’adaptation, de renouvellement, et les « savoir-faire » indispensables à la maîtrise des langages et des techniques de l’avenir.

    Elle entreprendra de les initier aux moyens de critiquer et de choisir
    d’adhérer ou non, totalement ou en partie aux formidables défis d’un siècle
    et d’un millénaire nouveaux.

    Le projet d’établissement :

    Le projet d’établissement est téléchargeable au format pdf : Projet d’établissement